Bienvenue sur le site de Vincent Pradourat
Comédien, chanteur, danseur
Découvrez les talents polyvalents de Vincent Pradourat, artiste de théâtre musical. Plongez dans un univers unique de musique, de comédie et de danse.
Piazzolla et ses poètes
Traduction en français
ALGUIEN LE DICE AL TANGO
QUELQU'UN S'ADRESSE AU TANGO
TANGO QUE J'AI VU DANSER
SUR UN JAUNE CRÉPUSCULE
PAR CERTAINS CAPABLES
AUSSI D'UNE AUTRE DANSE
CELLE DU COUTEAU...
TANGO DE CE RUISSEAU DE MALDONADO
OÙ IL Y AVAIT MOINS D'EAU QUE DE BOUE...
TANGO SIFFLOTÉ AU PASSAGE
DEPUIS LE SIÈGE D'UNE CHARRETTE
TANGO PROVOCATEUR ET BOHÈME
TU REGARDAIS TOUJOURS EN FACE
TANGO QUI DONNA LE BONHEUR
D'ÊTRE UN HOMME ET D'ÊTRE VAILLANT
TANGO QUI FUT HEUREUX
COMME MOI AUSSI JE L'AI ÉTÉ...
SI J'EN CROIS LA VOIX DU SOUVENIR,
DU SOUVENIR OU DE L'OUBLI.
DEPUIS CE PASSÉ , COMBIEN DE CHOSES
NOUS SONT ARRIVÉES À TOUS DEUX :
LES DÉPARTS ET LA PEINE
D'AIMER ET DE N'ÊTRE PAS AIMÉ
JE SERAIS MORT ET TU CONTINUERAS
À SUIVRE LE CHENAL DE NOTRE VIE
BUENOS AIRES NE T'OUBLIE PAS
TANGO QUI FUT ET SERAS
JACINTO CHICLANA
JE ME SOUVIENS C'ÉTAIT UNE NUIT IL Y A LONGTEMPS DANS LE QUARTIER DE BALVANERA
QUE QUELQU'UN A LACHÉ LE NOM D'UN CERTAIN JACINTO CHICLANA
IL FUT ÉGALEMENT QUESTION D'UN COIN DE RUE ET D'UN POIGNARD
LES LAMES CROISÉES ET LEUR ÉCLAT , LES ANNÉES NOUS LES LAISSENT VOIR
QUI PEUT SAVOIR POURQUOI CE NOM NE CESSE DE ME HANTER ?
J'AURAIS BIEN AIMÉ CONNAÎTRE CET HOMME ET CE QU'IL A ÉTÉ
D'UN CARACTÈRE MESURÉ JE LE VOIS GRAND ET ACCOMPLI
ET SANS UN MOT PLUS HAUT QUE L'AUTRE CAPABLE DE JOUER SA VIE
PERSONNE QUI D'UN PAS SI FERME AIT JAMAIS MARCHÉ SUR LA TERRE
PERSONNE QUI FUT COMME LUI DANS L'AMOUR ET DANS LA GUERRE
SUR LE JARDIN ET SUR LA COUR SONT LES TOURS DE BALVANERA
À UN COIN DE RUE COMME UN AUTRE LE HASARD DE CETTE MORT-LÀ ·
IL N'Y A QUE DIEU POUR SAVOIR DE QUELLE TREMPE ÉTAIT CETTE HOMME
MESSIEURS EN CE MOMENT JE CHANTE CE QUE DIT LE NOM QUI LE NOMME
L'ESPERANCE N'EST JAMAIS VAINE TOUJOURS EST MEILLEUR LE COURAGE
CETTE MILONGA QUE VOILÀ EST POUR JACINTO CHICLANA
Siempre se vuelve a Buenos Aires
On revient toujours a Buenos Aires
ON REVIENT TOUJOURS À BUENOS AIRES ...
CETTE VILLE EST ENSORCELÉE SANS LE SAVOIR...
PAR LE SORTILÈGE ENVOÛTANT DU RETOUR,
JE NE SAIS PAS SI C'EST BIEN OU SI C'EST MAL,
MAIS REVENIR A LA MAGIE D'UN RITUEL.
JE SUIS D'ICI, JE NE PEUX PAS ÊTRE D'AILLEURS
JE ME RECONNAIS DANS L'HABITUDE DE REVENIR
DE RETOURNER EN MOI MÊME, DE DONNER DE LA VALEUR AUX CHOSES
UNE FOIS QU'ELLES SONT PERDUES... À LA VIE QUI S'EST ENFUIE...
J'ARRIVE ET JE SUIS DÉJÀ SUR LE POINT DE M'EN ALLER
JE SENS QUE JE M'EN VAIS ET JE NE VEUX PAS PARTIR
JE FAIS LE TOUR DE MOI MÊME POUR COMPRENDRE
QUE PERSONNE N'ÉCHAPPE À LA FATALITÉ DE SON ÊTRE
ET JE SUIS EN TRAIN DE MARCHER SUR TES DALLES
ME RÉJOUISSANT DE REVENIR
CETTE VILLE, NE SAIT PAS SI ELLE EXISTE, SI ELLE EST AINSI
OU BIEN SI QUELQUE POÈTE L'A INVENTÉE POUR MOI
ELLE EST COMME UNE FEMMME, PROPHÉTIQUE ET FATALE
QUI POUSSE LE SACRIFICE JUSQU'AU BOUT.
POURTANT, ELLE A UNE AUTRE VOIX, UNE AUTRE PEAU
ET LE GESTE OUVERT DE LA TABLE DE CAFÉ,
LE SENTIMENT QUI FLEURIT, LA MAIN FRATERNELLE
ET LE VISAGE DE L'AMOUR SUR CHAQUE PAS DE PORTE.
JE SAIS QUE ÇA N'EST PAS FORTUIT D'ÊTRE NÉ ICI
ET D'ÊTRE UN PEU COMME ÇA, TRISTE ET SENTIMENTAL.
JE SAIS, QUE ÇA N'EST PAS FORTUIT, QU'UN BANDONÉON
NOUS CHANTE UN AIR FUNÈRAIRE POUR NOTRE ADIEU...
TE DIRE ADIEU À TOI, TU VOIS, ÇA N'EST PAS POSSIBLE,
SI ENCORE ET TOUJOURS C'EST UNE RAISON POUR REVENIR.
ON REVIENT TOUJOURS À BUENOS AIRES
POUR CHERCHER CETTE MANIÈRE MÉLANCOLIQUE D'AIMER.
IL LE SAIT PARFAITEMENT CELUI QUI VIT MALADE DE NOSTALGIE,
PRESQUE AU POINT D'EN MOURIR...
BALADA PARA UN LOCO
BALLADE POUR UN FOU
Les soirées de Bs As ont un je ne sais quoi ...tu vois ?
Tu sors de ta maison dans la rue Arenales :tout est normal dans la rue et en toi. Quand soudain de derrière cet arbre, j'apparais!
Etrange mélange de l'avant dernier vagabond et du premier clandestin dans un voyage pour Vénus...
Un demi melon sur la tête, les rayures de la chemise peintes à même la peau, deux moitiés de semelles attachées aux pieds, et un petit drapeau de taxi libre dans chaque main...
ah, ah, Tu ris? On dirait que tu es le seul à me voir ! Je passe entre les gens, deux mannequins en vitrine me font de l'œil, les sémaphores me donnent trois lumières célestes et les oranges du marchand de fruits me font sentir leur parfum...
Et ainsi, moitié dansant moitié volant, je retire mon melon, je te salue et je te dis: Je sais que je suis cinglé... Tu ne vois pas que la lune est entrain de se perdre dans la rue Callao ?
Un choeur d'astronautes et d'enfants au son d'une valse dansent autour de moi...
Viens, vole, danse ! Je sais que je suis cinglé !
Je regarde Bs As depuis le nid d'un moineau, et toi je t'ai vu si triste ! Viens, vole, danse!
Fou je sauterais dans l'abîme de ton décolleté comme un acrobate dément jusqu'à sentir que tu as affolé ton cœur de liberté !
Tu verras !
Allons voler ma chérie ! Sautons dans mon illusion super- sport! Et allons courir sur les corniches ! Avec une allouette dans le moteur ! Depuis l'asile on nous applaudit déjà !
Viva !Viva! Pour les fous qui ont inventé l'amour ! Et un ange et un soldat et une fillette nous jouent une valse entrainante .
De belles personnes sortent pour nous saluer et fou mais tout à toi, est ce que je sais ? Je fais sonner des cloches avec mon rire et finalement je chante à mi-voix :
Aime moi ainsi ! Cinglé, cinglé... Accroche toi à cette tendresse de fou qu'il y a en moi mets tes plumes d'alouette sur ta tête et vole avec moi Ouvre toi aux amours car nous allons tenter la folie magique et totale de revivre ...
CHIQUILIN DE BACHIN
GAMIN DE BACHIN
A la nuit tombée, visage sale de petit ange en blue-jean.
Il vend des roses aux tables du bistrot de Bachin.
Si la lune brille sur le grill, il mange la lune et du pain de suie.
Chaque jour dans sa tristesse qui ne veut pas de l'aube,
il se réveille un six de janvier avec sa bonne étoile à l'envers.
Et trois chats bottés en majesté lui volent ses souliers.
Le gauche et l'autre aussi.
Petit, donne moi un bouquet de voix
Ainsi j'irai vendre ma honte en fleurs.
Frappe moi avec trois roses
Que je sente dans ma chair la douleur de ta faim
que je n'ai pas compris.
Quand le soleil habille les enfants Avec leur tablier d'école
Lui, il apprend combien de zéros
Il lui reste à apprendre pour savoir.
Et il regarde sa mère qui passe de mains en mains Mais il ne veut pas la voir...
Chaque aurore dans les ordures,
avec un pain et un spaghetti,
il se fabrique un cerf-volant pour s'enfuir
mais il reste ici...
C'est un homme bizarre, enfant de milles années
Dont le fil de vie s'est emmêlé
Petit, donne moi un bouquet de voix
Ainsi j'irai vendre ma honte en fleurs.
Frappe moi avec trois roses
Que je sente dans ma chair la douleur de ta faim
que je n'ai pas compris.
LOS PAJAROS PERDIDOS
LES OISEAUX PERDUS
J’aime les oiseaux perdus
Qui reviennent depuis l’au-delà
Se confondre avec un ciel
Que je ne pourrai plus jamais atteindre.
Les souvenirs reviennent de nouveau,
Les jeunes heures que je vécus
Et depuis la mer arrive un fantôme
.Fait de choses que j’aimais et perdis
Tout fut un rêve que nous perdîmes
Comme nous perdîmes les oiseaux et la mer,
Un rêve bref et ancien comme le temps
Que les miroirs ne peuvent refléter
Après je cherchai à te perdre dans tant d’autres
Et celle-là encore et toutes me ramenaient à toi
Enfin je parvins à reconnaître quand un adieu est un adieu,
La solitude me dévora et nous fûmes deux.
.
Les oiseaux nocturnes reviennent
Ils volent aveugles sur la mer
La nuit entière est un miroir
Qui me renvoie ta solitude.
Je suis seulement un oiseau perdu
Qui revient depuis l’au-delà
Se confondre avec un ciel
Que je pourrai plus jamais atteindre.
BALADA PARA MI MUERTE
BALLADE POUR MA MORT
JE MOURRAIS À BUENOS AIRES AU LEVER DU JOUR,
JE RANGERAIS HUMBLEMENT LES CHOSES DE MA VIE.
MA PETITE POÉSIE D'ADIEUX ET DE COMBATS.
MON TABAC, MON TANGO, MA POIGNÉE DE SPLEEN.
JE POSERAIS SUR MES ÉPAULES LE MANTEAU DE L'AUBE TOUTE ENTIÈRE,
JE NE BOIRAIS PAS MON AVANT-DERNIER WHISKY.
MA MORT, IVRE D'AMOUR, VIENDRA COMME UN TANGO
JE MOURRAIS JUSTE QUAND SONNERONT SIX HEURES
PUISQU'AUJOURD'HUI DIEU NE SONGE PLUS À MOI
JE MARCHERAI VERS L'OUBLI RUE DE SANTA FÉ
JUSQU'À L'ANGLE DE LA RUE OU TU M'ATTENDS DÉJÀ
TOUT ENVELOPPÉE DE TRISTESSE JUSQU'AUX PIEDS
SERRE MOI FORT, CAR J'ENTENDS AU FOND DE MOI
DES TRÉPAS ANCIENS AGRESSANT CE QUE J'AIME
MON ÂME, ALLONS NOUS EN, LE JOUR SE LÈVE , NE PLEURE PAS...
JE MOURRAI À BUENOS AIRES AU LEVER DU JOUR
À L'HEURE OÛ MEURENT CEUX QUI SAVENT MOURIR
DANS MON SILENCE FLOTTERA LE SPLEEN PARFUMÉ
DE CE VERS QUE JE N'AI JAMAIS PÛT TE DIRE
PAR LES RUES JE MARCHERAIS LONGTEMPS
ET LÀ BAS PLACE DE FRANCE
COMME LES OMBRES ÉCHAPPÉES D'UN BALLET FATIGUÉ
REPETANT TON NOM DANS UNE BLANCHE RUE
LES SOUVENIRS ME QUITTERONT SUR LA POINTE DES PIEDS
PRELUDIO PARA EL AÑO 3001
PRELUDE POUR L'ANNÉE 3001
Je renaîtrai à Buenos Aires, un autre après-midi de juin,
Avec cette puissante envie d’aimer et de vivre.
Je renaîtrai fatalement, ce sera en 3001
Et il y aura un dimanche d’automne sur la Plaza San Martín.
Les chiens errants aboieront après mon ombre.
Avec mon modeste bagage, j’arriverai de l’au-delà.
Agenouillé dans mon Río de la Plata beau et sale,
Avec de l’argile et du sel je me pétrirai un nouveau cœur infatigable.
Et trois cireurs de souliers, trois clowns et trois sorciers,
Mes immortels complices, viendront m’encourager
« Allez ! Courage !
Renais, renais ! Vas-y ! Courage, mon frère, ça va être dur,
Mais que c’est bon de mourir et de renaître ! »
À la boutonnière, je porterai un œillet d’une autre planète
Parce que même si personne n’a pu renaître, moi je pourrai !
Ville du trente-et-unième siècle, tu verras !
Je renaîtrai, je renaîtrai, je renaîtrai !
Je renaîtrai des choses que j’ai beaucoup, beaucoup aimé.
Lorsque les dieux domestiques diront à voix basse « il est de retour » j’embrasserai la mémoire de tes yeux taciturnes pour te continuer le poème que je n’avais écrit qu’à moitié…
Je renaîtrai dans les fruits d’un marché en pleine effervescence, de la poussière sereine d’un café romantique, d’un métro sidéral qui va de Plaza de Mayo à Saturne et d’une révolte d’ouvriers dans le Sud.
Je renaîtrai mais tu verras que je renaîtrai en 3001 avec des garçons et filles qui n’ont pas encore été et qui seront. Nous bénirons la terre, notre terre et je te jure que de nouveau nous fonderons Buenos Aires !
VUELVO AL SUR
JE REVIENS AU SUD
Je reviens au Sud comme on revient toujours à l’amour ...
Je reviens à toi avec mon désir, avec ma peur
Je porte le Sud comme un destin du cœur
Je suis du Sud comme le chant du bandoneon
Je rêve le Sud: Lune immense ciel à l’envers
Je cherche le Sud: le temps infini et ouvert
J’aime le Sud : Ses braves gens, sa dignité
Je ressens le Sud comme ton corps dans l’intimité
FERNANDO SOLANAS

Baryton-Basse
repertoire varié depuis l'opéra, l'opérette, la comédie musicale, la chanson jusqu'à la mélodie et au tango
Comme chanteur lyrique Vincent Pradourat a interprété le General Boum dans La grande duchesse de Gerolstein d’Offenbach mis en scène par Xavier Legasa,
Le rôle de Mackie dans l’opéra de 4 sous de Kurt Weill mis en scène de Catherine Marnas, Le rôle chanté de Casanova de Fellini/Rota mis en scène de Barbara Hutt, le rôle du Chamane dans l’Opéra Gradiva de LLabres-Verdier, le rôle du prêtre dans la création de Thibault Quettier »Aux lisières de l’Histoire »
Il a aussi mis en scène le spectacle « Piazzolla y Poetas » récital poétique, lyrique et chorégraphique dont il est l’interprète principal accompagné au piano par Christine Fonlupt et au bandonéon par Phillipe Picot.

Théâtre , théâtre corporel, comédia dell'arte
En tant que comédien il a joué Brecht, Koltés, Marivaux, Kafka, Shakespeare, Rumi... lors de créations au Lavoir Moderne Parisien, Théâtre de Nesles, Gare au Théâtre, Mandapa, Les Métallos, Les Frigos, Le Nautilus.
Sous la direction de Enrique Morales, Tapa Sudana, Guy Freixe, Luis Jaime Cortes, Lionel Parlier, Camila Saraceni, Jean Christophe Barbaud, Catherine Marnas, Madeleine Esther, Hiro Uchiyama…

Danse
Comme danseur Vincent Pradourat a été l’interprète des chorégraphes Odile Duboc, Sidonie Rochon, Stéphanie Aubin pour des créations contemporaines au Théâtre de la Ville, au Palais de Chaillot ou au Théâtre de la Cité Internationale.
À propos de Vincent Pradourat
Chanteur, Comédien et Danseur
Comme chanteur lyrique Vincent Pradourat a interprété le General Boum dans La grande duchesse de Gerolstein d’Offenbach mis en scène par Xavier Legasa,
Le rôle de Mackie dans l’opéra de 4 sous de Kurt Weill mis en scène de Catherine Marnas, Le rôle chanté de Casanova de Fellini/Rota mis en scène de Barbara Hutt, le rôle du Chamane dans l’Opéra Gradiva de LLabres-Verdier, le rôle du prêtre dans la création de Thibault Quettier »Aux lisières de l’Histoire »
Il a aussi mis en scène le spectacle « Piazzolla y Poetas » récital poétique,
lyrique et chorégraphique dont il est l’interprète principal accompagné au piano par Christine Fonlupt et au bandonéon par Phillipe Picot.
Artiste lyrique
Opéra, mélodie, comédie musicale, tango...

Mélodie française
Poulenc
Opéra
Mozart
Opéra
Kurt Weill
Comédie Musicale
Starmania
TANGO
Récital lyrique, poétique et chorégraphique autour des poètes mis en musique par Piazzolla